Planetarium – Epinal – Agenda

Lumière sur les météores…



Mercredi 15 février, au planétarium d’Epinal

Au cours des millénaires, l’homme a toujours regardé le ciel avec fascination. Source de nombreux cultes qui lui étaient voués, il a également suscité de l’effroi à travers ses phénomènes observables. Les manifestations du ciel ont fait l’objet d’interprétations diverses, basées sur la croyance en des entités supérieures ou des puissances divines. Ainsi par exemple, dans la mythologie grecque, les phénomènes naturels tels que le vent, l’orage, la foudre étaient provoqués par les dieux qui manifestaient leur approbation ou leur mécontentement vis-à-vis des mortels.

Les étoiles filantes traçant des longs sillons dorés dans le ciel, étaient lancées par la nourrice de Zeus, berçant ainsi le roi des Dieux lorsqu’il était peiné.

Quant aux planètes, « astres errants » observables à l’œil nu, elles étaient les messagers des divinités, d’où l’origine de leurs noms.

Par ses recherches et ses découvertes, l’homme a pu démystifier ces phénomènes célestes et approfondir la connaissance de son environnement.

Les étoiles filantes, débris rocheux tombés du ciel, n’ont plus suscité les mêmes croyances. Il faut noter que c’est en Alsace, à Ensisheim, que s’est produit la chute de météorite, qui en recensant de nombreux témoignages, a confirmé l’existence de ces pierres tombées du ciel. Ce fut le 7 novembre 1492, année de découverte de l’Amérique par Christophe Colomb.

Des siècles auparavant, lorsque l’homme était persuadé que la Terre occupait le centre du système solaire, on ne se posait pas la question de savoir si les autres planètes pouvaient héberger la vie. C’est seulement au XVIème siècle, avec une forte avancée des connaissances astronomiques, que l’homme va débattre de cette question existentielle. A partir du XVIIe siècle, l’existence d’autres mondes habités est communément admise par beaucoup d’astronomes. D’ailleurs, Mars va rapidement devenir l’astre favori d’étonnantes spéculations. En effet, c’est en 1877 que Schiaparelli, astronome italien, voit de longues lignes noires qui traversent des continents et les décrira sous le terme de canali, « bras de mer » en italien, mais le terme sera ensuite improprement traduit par canaux. Par la suite, une foule de théories feront leur apparition sur l’existence d’une vie martienne.

L’univers et ses secrets est une source inépuisable de théories et de croyances. Et l’apparition, au XXème siècle, de nouvelles techniques, de nouveaux moyens d’exploration, et par conséquent, de nouveaux engins circulant dans l’espace, va susciter de nouvelles interrogations.  On parle alors d’OVNI…

C’est pourquoi, la France a été la première nation à se doter d’un organisme officiel civil, public et indépendant, d’études des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés (PAN). Il s’agit du GEIPAN (Groupe d’Etudes et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés), autrefois nommé GEPAN, puis SEPRA. Rattaché à la direction du Centre National d’Etudes Spatiale, il a pour principales missions de collecter, d’analyser, d’archiver et de mettre à la disposition du public les témoignages d’observation de PAN sur le territoire français.

Depuis 1977, des milliers de témoignages représentant plus de 1600 cas d’observations, ont été rassemblés, analysés et archivés. Près de la moitié ont été élucidés. Notamment les témoignages concernant des chutes de météorites et de débris spatiaux qui font l’objet de nombreux évènements.

Le mercredi 15 février 2012, dès 20h, le planétarium d’Epinal a l’honneur d’accueillir, le temps d’une conférence, Xavier PASSOT, ingénieur au CNES de Toulouse, et responsable du GEIPAN.

Les cas étudié par l’équipe du GEIPAN sont multiples, cependant le lieu de conférence donnera lieu à cette thématique : « météorites et débris spatiaux ».

Entrée libre. Tout public.

Planétarium-centre Belle Etoile – rue Dom Pothier – 88 000 EPINAL.

Renseignements : 03 29 35 08 02