Jour du Soleil La MJC Belle-Etoile joue les Icare

C’était hier le démarrage officiel de l’été, donc le jour du Soleil. A cette occasion, la MJC Belle-étoile a organisé, mercredi, une série d’ateliers pédagogiques autour de l’astre et du système solaire.

Crédit photo : Vosges Matin

Malgré la pluie, les nuages et la température qui n’a rien de caniculaire, même s’il faut sortir le parapluie plutôt que le barbecue, mettre blousons et chaussettes à la place des T-shirts et sandalettes et subir une grippe en bonne et due forme plutôt que le rhume des foins, c’est désormais l’été. Si si, c’est officiel. Depuis hier.
Puisqu’il en est ainsi, la MJC Belle-Etoile a organisé mercredi, comme chaque année, sa fête du soleil. Au programme, une éruption de maquettes, d’ateliers et d’expositions pédagogiques. A l’intérieur, bien que le projet ait initialement été conçu pour se tenir dehors, avec l’espoir que celui qui est honoré daigne se montrer. En vain. Le tout se déroule sous la houlette de deux animateurs de la MJC, Yannick Germain et Christophe Graff, qui en connaissent un rayon sur le Soleil. Et sont bien décidés à en faire profiter les spectateurs.

Crédit photo : Vosges Matin

Outre l’ouverture au public, gratuite, du planétarium dans l’après-midi, la MJC a mis les petits plats dans les grands avec pas moins de trois salles dédiées au Dieu suprême du panthéon égyptien et aux astres tournant autour de lui. Une démarche à laquelle le public a adhéré : « Le système d’ateliers est intéressant pour mieux comprendre chaque planète. Et c’est accessible à tout public. Les expériences proposées sont formidables pour les enfants, à partir de 8-9 ans. Même les adultes comme moi ne sont pas forcément au clair avec tous ces 8-9 éléments. J’étais loin de m’imaginer tout ça ! » S’enthousiasme la Golbéenne Armelle Poirot. « C’est le but ! », lui répond dans un sourire Yannick Germain, qui précise qu’un « carnet d’exploration », avec quiz et résultats d’expériences à noter a été remis à chaque visiteur.

Nuit sur Saturne

La première salle est en effet consacrée à quelques exercices pratiques, qui permettent d’apprendre, par exemple, que certaines régions d’Uranus, compte tenu de l’inclinaison de celle-ci, ne voient jamais le jour. Que Saturne est si légère, en densité au cm 3, qu’elle pourrait flotter sur l’eau, qu’un effet de serre, qui est naturel même si renforcé par la pollution atmosphérique, 15° C très important existe sur Vénus, et que, sans lui, il ferait en moyenne – sur Terre. Ou encore que Mercure, bien que proche du Soleil, est une planète très sombre car n’ayant que 6 % d’albédo (c’est-à-dire qu’elle ne réfléchit que 6 % de la lumière reçue).

La deuxième salle traite des solstices (voir encadré). Au sous-sol, en plus des fiches explicatives, agrémentées de superbes photos, sur les 8 planètes du système solaire, le Soleil et la Lune, deux maquettes à échelles constantes permettent de concrètement se rendre compte de l’énorme différence de taille entre les astres (La Terre semble minuscule à côté de Jupiter) et des distances faramineuses qui existent entre eux, à l’instar de Neptune pratiquement à l’autre bout de la salle, tandis que Mercure, Vénus, la Terre et Mars semblent collées au Soleil. « Et si nous avions voulu rajouter le système de planètes le plus proche, indique Christophe Graff, il aurait fallu faire une maquette de 40 kilomètres de long. Autant dire que les voyages extrasolaires ne sont pas pour demain. » L’été, lui, était prévu le lendemain. Mais c’est comme les voyages extrasolaires : de l’ordre du théorique…

Nicolas CORTE – Vosges Matin

Hier 21 juin, à 1 h 08 du matin très précisément, c’était le solstice d’été. « Cela correspond à un moment très précis de la position de la Terre par rapport au Soleil », explique Christophe Graff, tout en faisant tourner la Terre sur la maquette proposée au public. Le point, en réalité, où le soleil atteint son extrême méridional ou septentrional. Autrement dit, le moment où il semble atteindre son point le plus haut dans la voûte céleste, vu de la Terre. C’est la raison pour laquelle les jours se remettent à diminuer une fois le solstice passé.

Un autre élément à prendre en considération est l’inclinaison de la planète bleue. Selon le moment de la révolution terrestre (une année), l’hémisphère nord sera davantage exposé que le sud à la lumière solaire, et vice-versa. Basiquement, c’est ce qui, naturellement, explique que l’été arrive au Nord, tandis que le Sud s’apprête à affronter les rigueurs de l’hiver.

Enfin, une autre maquette, où la Terre est remplacée par une boule transparente, démontre par expérience pourquoi il peut faire nuit sur Terre, outre la rotation de la planète sur elle-même, comme l’explique Yannick Germain : « La Terre est opaque. Si elle était transparente, la lumière passerait, et il n’y aurait pas de nuit. » Simple, mais il fallait s’en apercevoir.

Source : Vosges Matin

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